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Le code du travail (Art. L.1234.20) stipule: le solde de tout compte, établi par l'employeur et dont le salarié lui donne reçu, fait
l'inventaire des sommes versées au salarié lors de la rupture du contrat de travail.
Le reçu pour solde de tout compte peut être dénoncé dans les six mois qui suivent sa signature, délai au-delà duquel il devient libératoire pour l'employeur pour
les sommes qui y sont mentionnées. LOI n°2008-596 du 25 juin 2008 - art. 4 : http://www.legifrance.gouv.fr
MODE DE CALCUL DES INDEMNITES
1-Indemnités de préavis non effectué
La dispense de préavis ouvre droit à une
indemnité compensatrice. Elle ne peut entraîner jusqu'à l'expiration de ce préavis aucune diminution de salaires et avantages que le salarié aurait perçus s'il avait
travaillé.
Le salaire à prendre en compte pour le
calcul est donc le dernier salaire de base + prime d'ancienneté + moyenne des primes perçues sur les 12 derniers mois précédents le
préavis + le cas échéant les heures complémentaires et/ou supplémentaires que le salarié aurait effectué s'il avait travaillé.
Sont exclues les primes et indemnités
représentant des remboursements de frais réellement engagés (cartes oranges, repas…)
L'indemnité compensatrice de préavis est un
salaire et est donc soumise aux cotisations sociales, à l'impôt sur le revenu et à la CSG/CRDS.
1-2-Indemnités de préavis non réalisé et augmentations
Le salarié bénéficie des augmentations générales
qui interviennent pendant le cours de son préavis.
1-3-Indemnités de préavis non réalisé et intéressement
Le salarié a droit à la prime d'intéressement
calculée sur les résultats réalisés par l'entreprise pendant sa période de préavis.
1-4-Indemnité de préavis non réalisé et maladie
Le droit à indemnité compensatrice de préavis
n'est pas remis en cause si le préavis commence pendant un arrêt maladie.
2-Indemnités compensatrices de congés payés
Cette indemnité n'est due que pour les périodes
effectivement travaillées. Toutefois la période de préavis non effectuée doit être prise en compte comme période effectivement travaillée. Autrement dit, pendant votre préavis vous continuez à accumuler des jours
de congés (2, 5 jours ouvrables par mois) qui devront vous êtes payés!
Lors de la rupture de votre contrat de travail,
vous recevrez par ailleurs une indemnité compensatrice égale aux droits acquis dans le cadre de votre CET (compte épargne temps)
L'indemnité compensatrice de congés payés est un
salaire et est donc soumise aux cotisations sociales, à l'impôt sur le revenu et à la CSG/CRDS.
3-Indemnités conventionnelles de licenciement
La base de calcul des indemnités de licenciement
est la rémunération effective totale mensuelle perçue pendant le mois précédant le préavis. Cette rémunération ne saurait être inférieure à la moyenne des rémunérations mensuelles des 12 derniers
mois précédant le préavis.
Sont pris en compte pour le calcul: le salaire de base, les primes de toute nature, les indemnités de congés payés, à l'exclusion des gratifications exceptionnelles.
Ne sont pas pris en compte: les sommes versées à
titre de remboursement de frais, type prime de transport en région parisienne. La participation et l'intéressement éventuellement perçus par le salarié ne sont pas pris en compte.
Lorsque les indemnités de licenciement sont versées dans le cadre d'un plan
social ou d'un accord GPEC elles sont exonérées de cotisations sociales, de l'impôt sur le revenu et le cas échéant de
CSG/CRDS.
3-1- Le montant de l'indemnité conventionnelle de
licenciement (Industrie Pharmaceutique) est ainsi calculé
A partir de 3 ans d'ancienneté: 3/10 de mois par année jusqu'à 5 ans.
-
De 6 à 15 ans d'ancienneté: 4/10 de mois par
année;
-
De 16 à 20 ans d'ancienneté: 5/10 de mois par
année;
-
+ 20 ans d'ancienneté: 6/10 de mois par
année.
Pour les salariés de plus de 45 ans et/ou ayant
au moins 15 années d'ancienneté au moment du licenciement: majoration d'un mois; Majoration d'un mois supplémentaire pour les salariés âgés de
plus de 50 ans.
Exemple: 1 salarié ayant 10 ans d'ancienneté touchera un taux de 4/10 de mois, c'est-à-dire 3,5
mois de salaire. S'il a entre 45 et 50 ans, il touchera 4,5 mois. S'il a plus de 50 ans, il touchera 5,5 mois.
3-2- Décompte de l'ancienneté servant de base au calcul de l'indemnité de
licenciement
Les
périodes suivantes sont incluses dans l'ancienneté:
Les stages de formation dans le cadre de la
formation continue;
Les congés payés annuels ou
exceptionnels;
Les congés maternité;
Les arrêts maladie d'une durée totale, continue
ou non, inférieur à 6 mois par an;
Les absences liées à un accident du
travail;
Le congé parental d'éducation pour la moitié de
sa durée;
Les
périodes suivantes sont déduites de l'ancienneté:
Les arrêts maladie d'une durée totale supérieure
à 6 mois par an
4 - Indemnité transactionnelle
Une indemnité transactionnelle peut être négociée
entre le salarié et l’employeur dans le cadre d’un licenciement individuel. L’objectif est d’éviter à l’employeur des poursuites devant les prud’hommes. Cette indemnité qui peut comprendre des
éléments de salaire est réglée en plus de l’indemnité conventionnelle (voir 3-1). Dans ce cas un protocole transactionnel (réf. art. 2044 du code civil) qui a valeur de
concessions réciproques est signé entre le salarié et l’employeur.
Sur le sujet voir aussi : http://www.avocats-bobigny.com/uploadsnossites/docs/site2007/articlemeboudin.pdf
ST, Snicic-cgt Gsk