Londres (awp/afp) - Le groupe pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline a annoncé mercredi une hausse de 30% de son bénéfice net part du groupe au troisième trimestre, aidé par la faiblesse de la livre, et prédit encore plus de croissance au quatrième trimestre grâce aux anti-grippaux.
Ce bénéfice est ressorti à 1,335 milliard de livres (environ 1,5 milliard d'euros), pour un chiffre d'affaires qui a augmenté de 15% et de 3% à change constant à 6,758 milliards de livres. Sur neuf mois, ce chiffre d'affaires a progressé de 16% à 20,274 milliards de livres, et baissé de 1% à change constant.
Le directeur général du groupe Andrew Witty a indiqué par ailleurs, lors d'une conférence de presse téléphonique, que GSK avait déjà expédié en trois semaines 25 millions de doses de son vaccin contre la grippe A(H1N1) Pandemrix, et qu'il avait des commandes pour un total de 440 millions de doses.
Le groupe s'attend "à plus de croissance encore au quatrième trimestre, notamment grâce à des ventes importantes de produits contre la grippe".
M. Witty a admis que le chiffre d'un milliard de livres cité par la presse pour les revenus tirés de cette maladie lui paraissait "proche de la vérité".
Le dirigeant a ajouté que la compagnie avait la capacité de fabriquer plus encore, mais qu'il lui paraissait que la "part du lion" des commandes avait déjà été réalisée.
Le groupe a mis ses bons résultats sur le compte de son intérêt croissant pour les marchés émergents, le Japon et les produits de bien-être.
M. Witty a noté "une preuve directe du succès de notre stratégie consistant à s'écarter du modèle "pilule blanche-Marchés occidentaux".
Ainsi, les ventes sur les marchés émergents ont augmenté de 25% par rapport à l'an dernier, celles au Japon de 19% et celles des produits de bien-être de 8%. Dans cette dernière catégorie, GSK est derrière des produits comme les dentifrices Sensodyne, le médicament de régime alli ou l'anti-tabac Nicorette.
Le groupe cédait 0,99% à 1244 pence vers 13h15 GMT à la Bourse de Londres, dans un marché en baisse de 1,64%.
jq
La journée de manifestation nationale a vu le
cortège d'Evreux grossi par un nombre important de salariés de GSK parmis lesquels se sont distingués ceux du centre de recherche des Ulis où 37 postes doivent être supprimés.
Le travail a repris aujourd'hui chez GSK Evreux après une semaine de grève. Les syndicats ont
obtenu 6500 euros bruts en reconnaissance de la "souffrance subie par les salariés depuis l'annonce du plan". Cette somme a été "arrachée" après de difficiles négociations qui ont commencées hier
à Marly par une première proposition de la direction à 4000 euros et qui se sont poursuivies sur le site d'Evreux. Les 6500 euros obtenus concernent tous les salariés de la production, du
DPE, des Ulis et les salariés de NDB impactés par le plan; fait plutôt rare, elle ne se décompte pas du budget alloué au PSE.
Une réunion s'est tenue vendredi sur le site en présence de Mr Champredon, maire d'Evreux, le préfet Samuel
Richard, le secrétaire d'état aux affaires européennes et ancien député de l'Eure Bruno Le Maire. La presse était
Pour voir la video de la manif du 29 janvier 2009 cliquer ici
:
GSK n'entend plus
La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils ne sont en rien
responsables, les salariés, les demandeurs d’emploi et les retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les
solidarités ; elle accroît les inégalités et la précarité.